histoire de la Bourgogne

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Lai Burgundia

(La Bourgogne)

 

 

      Drapeau province Bourgogne 040x060 cm

 

 

 

 

 

La Bourgogne préhistorique

 

Les premières traces d’une présence humaine apparaissent au Paléolithique (- 900 000 à - 9 000). A cette époque les animaux présents sont : le mammouth, l’éléphant des steppes, le rhinocéros de Merck, le lion des cavernes, l’hippopotame, le cheval, l’ours, l’auroch, … On a pu trouver des carcasses de certains de ces animaux, comme à Soucy, près de Sens (l’actuel département de l’Yonne), dans une gravière, les restes de campement de chasseurs, au bord d’une rivière, il y a 300 000 ans.

Plusieurs types d’hommes vont se succéder …

 

Pithécanthrope : Quaternaire inférieur

 

Ce groupe d’homme se divise en deux catégories :

Abbevillien

Acheuléen

Cette civilisation demeure dans les grottes, les terrasses de vallées, les alluvions de rivières.

 

 

L’homme de Neandertal :Paléolithique moyen : (- 90 000 à - 35 000)

 

Cette civilisation moustérienne enterre les morts, développe une bonne technique de taille de la pierre et du silex. Elle demeure un peu partout dans la Bourgogne sauf, dans le Morvan et la Bresse.

D’ailleurs dans ces deux régions il n’y a aucune traces humaines.

Il demeure dans les grottes, notamment celles d’Arcy-sur-Cure, Vergisson et Créancey qui sont des sites archéologiques.

 

 

L’homme de Cro-Magnon : Paléolithique inférieur : (- 35 000 à - 9 000)

 

Cette civilisation vit sous des tentes, dans des cavernes ou en plein air. On assiste au développement d’une culture : des vêtements et ornements fait par les peaux, os d’ animaux ; des sculptures, … . Cette culture on la trouve surtout dans le Solutré (site archéologique).

 

 

Le Mésolithique : (- 8 000 à - 4 000)

 

Le climat étant tempéré on trouve des forêts denses occupées par le cerf et le sanglier qui sont très prisés par les chasseurs. On a la cueillette des escargots, des noisettes. On assiste au développement de l’agriculture, avec une organisation de la vie du peuple : construction de villages avec de grandes maisons en bois (pénétration des Danubiens)

 

 

Les Chasséens : début Néolithique : (- 3 600 à - 2 500)

 

Ce peuple vient du Sud par la vallée du Rhône et s ‘établissent au camp de Chassey près de Santenay. Il possède une industrie céramique très perfectionnée.

 

En 2 900 av. JC, on a l’apparition d’une nouvelle culture marquées par des influences nord-orientales.

 

 

Fin du Néolithique : (- 2 500 à - 1 800)

 

Plusieurs civilisations sont présentes en Bourgogne. La plus connu est celle des mégalithes sur le plateau de Bourgogne, avec des sépultures en dolmens ou en coffres sous tumulus (Hautes-Côtes de Nuits).

Apparition des premiers objets en cuivre.

 

 

L’Age du Bronze : (- 1 800 à - 750)

 

La Bourgogne est un carrefour pour les échanges commerciaux, ce qui l’enrichie. Dans ce carrefour on trouve les civilisations de la Saône, du Rhône et du Bassin Parisien. On assiste au développement d’une grande production de céramique et de métallique, ainsi elles (civilisations) fabriquent des outils, des armes et des parures beaucoup plus sophistiqués et variés ; à la mise en place d’une société structurée (Auxerrois et vallée de la Saône).

Des peuples d’Europe centrale viennent s’installer en Bourgogne à la fin de cet Age, ils pratiquent l’incinération des morts.

 

 

L’Age du Fer : (- 750 à - 52)

 

Naissance d’ une importante sidérurgie, présence d’une société organisée (hiérarchie), essor d’une nouvelle culture : grandes nécropoles en tumulus , les guerriers sont enterrés avec leur épée et des vases.

Activités importantes entre la Bourgogne, Méditerrannée, l’Europe orientale et les Iles Britanniques comme en témoigne le Vase de Vix.

 

 

La Bourgogne gauloise

 

A l’époque gauloise, le territoire actuel de la Bourgogne était principalement occupé par les Eduens. Mais aussi d’autres peuples celtiques comme les Sénons (Sens), les Lingons (Langres) et les Séquanes. Ces peuples arrivent pendant la seconde partie de l’Age du Fer (Ve siècle av. JC).

 

Les Lingons

 

Le territoire des Lingons allaient de Dijon à Langres. Leur religion et leurs mœurs étaient les mêmes que les autres tribus celtiques de Gaule. Ils croyaient à l’unité de Dieu et à l’immortalité de l’âme ; ils avaient une espèce de royauté élective et responsable, dont le pouvoir civil, judiciaire et militaire était, en beaucoup de cas subordonné à l’autorité religieuse du grand prêtre, chef des druides.

C’est une tribu vaillante, à esprit belliqueux qui partait souvent en conquête et, pendant longtemps ils furent conquérants avant d’être conquis à leur tour.

Les Lingons sympathisent avec les Eduens et les Romains, d’ailleurs certains sont volontaires pour accompagner les troupes de César dans la conquête de la Grande-Bretagne.

 

Pour les Eduens leurs capitales étaient Bibracte sur le mont Beuvray. C’étaient une population très civilisée, ayant un artisanat développé et une économie agricole.

Les Eduens voulaient maîtriser la Gaule, alors ils s’allient aux Romains et se font frère de sang. Les Eduens étaient ennemis avec les Helvètes et demandent l’aide des Romains en 58 av. JC. Un soulèvement général se produit en 52 av. JC contre les envahisseurs, conduit par un arverne Vercingétorix. Ce dernier est vaincu à Alésia (Alise-Sainte-Reine) par César. Le chef Gaulois étant prisonnier de l’Empereur Romain devra le suivre pendant plusieurs années dans des conditions difficiles jusqu’à son arrivée à Rome où il se fera égorgée.

C’est à Bibracte que Jules César écrit son livre sur La Guerre des Gaules.

 

 

 

La Bourgogne romaine.

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La conquête romaine de la Bourgogne était quelque peu difficile, car les Eduens s’étant alliés aux Romains que par « profit », c’est-à-dire l’espoir de dominer la Gaule, se sont retournés contre leurs « frères de sang », les Romains…, cette petite révolte était dirigée par Sacrovir en 21 av JC.

 

Après avoir installé une meilleure stabilité, cette région fut comprise dans la Lyonnaise Ire et fut évangélisé par des immigrés Grecs ou Syriens, vers le II ème S.

 

Bibracte n’est plus la capitale des Eduens, les Romains en décident autrement et crée Autun (Augustodunum), cette ville devient : « la Sœur et l’Emule de Rome ». L’urbanisme s’inspire du modèle romain et la villa ordonne à la campagne l’agriculture nouvelle.

Le latin devient la langue culturelle et Autun attire dans ses écoles toute la jeunesse fortunée de la Gaule.

 

Le christianisme est très bien développé au IV ème S, on assiste au développement de saints comme : Saint-Bénigne (ou « Sain Bereigne » en Bourguignon, c’est le saint qui béni les « greubes », les ceps de vignes), Sainte-Reine, Saint-Andoche, Saint-Symphorien. Il y a des évêques à Autun, Auxerre, Langres et Sens.

 

 

 

La Bourgogne « Burgonde ».

 

Les Burgondes viennent de l’Ile de Bornholm au Danemark. Ils s’installent dans la région à la fin du Vè S.

 

Les Burgondes, donnent le nom à cette région : Burgundia, ils s’y établirent vers le milieu du Vè S. et leur roi Gondebaud (mort en 516) promulga leur premier code de lois : loi Gombette. Son fils Sigismond fut tué par Clodomir, fils de Clovis, en 524, et les Francs annexèrent le premier royaume de Bourgogne en 534 échut en partage à son fils Gontran (roi de 561 à 592) : il s’étendait d’Orléans au val d’Aoste et des environs de Sens à ceux d’Arles en Provence.

 

 

 

La Bourgogne « Franque ».

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Les Mérovingiens puis les Carolingiens lui conservèrent une certaine indépendance, mais cette région subit différentes partages.

 

La Bourgogne proprement dite entra au traité de Verdun en 843 dans la part de Charles le Chauve, cependant que la future Franche-Comté allait à Lothaire Ier.

 

De nouveaux partages intervinrent dans la seconde moitié du IXè S. Avant de mourir en 877, Charles le Chauve avait créé un duché de Bourgogne en faveur de son beau-frère le comte Boson de Vienne. Ce dernier ayant la folie des grandeurs, se proclame roi des trois Bourgognes : franque, jurane et provençale, jusqu’en 887.

 

En 888, Richard le Justicier est marquis de Bourgogne puis duc de Bourgogne, il est considéré comme le premier duc de Bourgogne.

Il y a eut au total 25 ducs, dont 4 très connus qu’on nomme les Grands Ducs.

 

 

 

La Bourgogne ducale.

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Son fils, Raoul est le deuxième duc de Bourgogne de 921 à 936, il continue la politique territoriale de son père.

Le duché entre dans une guerre de domination c’est Hugues Capet, le duc des Francs qui gagne et devient le troisième duc de Bourgogne, jusqu’en 956.

Lui succèdent ses fils : Othon de 956 à 965 et Eudes-Henri de 965 à 1001.

Robert, fils d’Hugues Capet est duc de Bourgogne de 1002 à 1015. On assiste à la dynastie des Capètiens.

 

Après la mort de Raoul ou Rodolphe de Bourgogne, roi de France et neveu de Boson, passa aux Capétiens et devint un duché dans la mouvance de la couronne de France. Robert II le Pieux, roi de France, époux de Berthe de Bourgogne, l’annexa même au domaine royal mais, à sa mort en 1031, la Bourgogne en fut à nouveau détachée au profit d’un cadet, Robert de France, frère du roi Henri Ier. Cette branche - dont sortit notamment une reine de France, Marguerite de Bourgogne, fille du duc Robert II - s’éteignit en 1361 avec Philippe Ier de Rouvres. La mère de ce dernier, Jeanne de Boulogne, ayant épousé le roi Jean II le Bon, ce fut le quatrième fils du roi, Philippe II le Hardi, premier des Valois de Bourgogne, qui reçut le duché en apanage des mains de son frère aîné, le roi de France Charles V (1363-1364). Il épousa en 1369 la veuve de Philippes de Rouvres et recueillit à la mort de son beau-père Louis de Male, comte de Flandre (1384), l’important héritage flamand, comprenant le comté palatin de Bourgogne, terre d’empire issue de l’ancien royaume d’Arles et correspondant à la Franche-Comté dont la capitale est Dôle, puis les comtés de Flandre, d’Artois, de Nevers, etc … Son fils Jean sans Peur, duc de 1404 à 1419, prit la tête de la faction des Bourguignons contre les Armagnacs et fut assassiné sous Charles VI. Devenu duc (1419-1467) à la mort de son père, Philippe III le Bon rattacha le comté de Mâcon et accrut encore son domaine, notamment en Picardie, en Belgique et en Hollande. Devenu l’un des plus puissants prince de son temps, il eut une cour particulièrement brillante. Il fonda l’ordre de la Toison d’or pour symboliser l’union des divers territoires bourguignons. Charles le Téméraire (1467-1477), son fils unique, constamment en conflit avec Louis XI, échoua dans ses guerres contre les Suisses et contre les Lorrains (Charles le Téméraire). Tué près de Nancy, il ne laissait qu’une fille pour héritière : Marie de Bourgogne, qui épousa quelques mois plus tard Maximilien d’Autriche en 1477. Elle parvint à conserver la majeure partie de ces possessions, mais entre-temps Louis XI s’était emparé de la Bourgogne ducale qui, désormais, fit partie du domaine royal. Il établit à Dijon en 1480 un parlement qui devait jouer un grand rôle jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. En 1526, les Etats de Bourgogne refusèrent de céder la province à Charles Quint, qui dut y renoncer formellement au traité de Cambrai en 1529, puis au traité de Crépy en 1544. - Le « gouvernement de Bourgogne » s’accrut au XVIè S. à la Révolution, de nombreux territoires (Bresse, Bugey, pays de Gex en 1601, comté de Charolais en 1751).

 

La Bourgogne sous la Révolution et l'Empire

 

La province bourguignonne disparaît pour laisser place aux départements en 1791. Ainsi le Nivernais devient la Nièvre (58); la Côte-d'Or (21) et la Saône-et-Loire (71) correspondent à l'ancienne Généralité de Dijon; l'Yonne (89) seuls l'Avalonnais et l'Auxerrois sont bourguignons autrement le Sénonais , le Pays d'Othe et Joigny appartiennent à la Champagne, le Gâtinais à l'Orléanais et le nord-ouest de l'Yonne à l'Ile-de-France; l'Ain (01) est formé d'une partie de la Bresse, ce département appartient à la région Rhône-Alpes, une autre partie de la Bresse dans le Jura (39) en Franche-Comté c'est-à-dire le Revermont et la dernière en Saône-et-Loire: Bresse Louhannaise et Chalonnaise. La Bresse se retrouve divisée en 3 (ou 4) et entre 3 régions distinctes !

 

 

 

 

 

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